Étiquette : vision

L’Homme debout

Notre époque, où la société et l’économie de marché sont de plus en plus assujetties à la dynamique du capitalisme et de l’innovation technologique qui en est inséparable, qui est menacée de déshumanisation. Une modernisation fondée sur le matérialisme, donc sur le profit, et sur l’individualisme, donc sur la solitude et l’aliénation, rabaisse l’homme et l’empêche de vivre debout.  

Le confort individuel s’enrichit chaque jour de gadgets nouveaux mais qui se font encombrants et souvent endettent inutilement les ménages. Nos voitures sont de plus en plus sûres et commodes, mais nous restons coincés dans les embouteillages tandis que les particules fines tuent insidieusement nos enfants et nos aînés. L’agriculture qui a longtemps vu ses rendements exploser, est entrée dans une phase où la productivité épuise les sols et les nappes phréatiques déjà menacées par le réchauffement.

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A tout problème, une seule et unique solution : la mienne.

Une brève et simple opinion de Jacques Attali qui met le doigt au cœur même de nos propres contradictions et qui met en évidence les certitudes dans lesquelles nous sommes enfermés. La complexité appelle de la nuance et si nous restons enfermés dans nos certitudes, sans dialoguer et tenter de comprendre ce que les autres tentent de nous expliquer, nous en sommes réduits à des slogans, qui eux, sont porteurs de populisme et d’extrémisme. 

A tout problème, une seule et unique solution : la mienne.
Jacques Attali, publié le 06/01/2019 à 08:30 sur L’express en ligne

Dans tous les pays, dans tous les milieux, chacun discute de mille problèmes : le climat, le chômage, le terrorisme, les injustices, la santé, l’éducation, les retraites, la culture, l’identité nationale.

Par ailleurs, dans tous les pays, dans tous les milieux, chacun a le sentiment qu’une réforme majeure est absolument fondamentale : renverser le gouvernement, reformer les institutions, autoriser les référendums d’initiative citoyenne, réduire les impôts, augmenter les dépenses publiques, réduire l’immigration ou à l’inverse accueillir plus d’étrangers.

Dans ce monde complexe, il est tentant de choisir, pour tout problème, une solution simple. Et même, plutôt, de profiter d’un problème, quel qu’il soit, pour proposer sa propre obsession comme une solution.

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L’éloge de la lenteur et de la pensée lente : incontournable pour en revenir à l’essentiel.

Faire l’expérience de la souffrance invalidante, c’est passer de l’autre côté du miroir et voir le monde autrement. Et d’abord la politique. Mes convictions, ma passion, mon engagement restent intacts. Comment pourrait-il en aller autrement. On ne se refait pas.
Mais je dois désormais compter avec mes limites. Le temps de l’activisme tous azimuts est derrière moi. Celui de l’action ciblée sur l’essentiel est devant moi.

Or, c’est justement d’essentiel que la politique à besoin. Voilà que mes contraintes physiques m’obligent à jouer en politique un autre rôle, celui justement dont la Politique manque cruellement et que nous devons combler.

C’est quoi l’essentiel aujourd’hui ? C’est le décrochage du politique par rapport aux grands enjeux de notre temps, ce qui mine sa crédibilité et, plus grave encore, sa légitimité. Car la mission de maîtriser le changement, tantôt d’y résister, tantôt de l’accompagner, voire de le susciter, reste centrale pour la survie des valeurs qui font l’humanité de nos sociétés. C’est là, la responsabilité du politique qui est l’instance ultime de gouvernance d’une société démocratique. Mais il lui faut être à la hauteur. Penser plus loin, plus large, plus haut surtout, en imposant l’éthique comme norme catégorique dans nos sociétés.

Nous sommes en train de vivre dans toutes les strates de nos sociétés des transitions majeures dans les thèmes aussi fondamentaux que les modèles économiques traversés par les révolutions du numérique, de la mondialisation, de l’IA, des changements climatiques, les modèles sociaux de redistribution des richesses et de l’émergence des nouvelles inégalités criantes qui expliquent aussi les montées des populismes et autres révoltes (gilets jaunes etc. ), la définition des nouvelles identités liées à la diversité et à la mobilité croissante de nos sociétés, les révolutions des modèles familiaux, du genre, de la parentalité et de la procréation.

Le temps m’est maintenant différent, je veux, au travers de mon engagement politique apporter autre chose que de l’immédiateté, qui mine la cohésion car elle est souvent dans les antagonismes avec un recul de compréhension et de pédagogie nécessaire aux citoyens et au final son désintérêt croissant pour la chose publique qui lui semble plus être plus une pièce de théâtre où les protagonistes s’étripent au gré de tweets, de phrases assassines qu’un véritable débat de fond qui lui permette de se faire une juste idée des enjeux sous-jacents au problème. Cette immédiateté doit aussi nous interroger collectivement sur le climat de populisme que nous créons en étant incapables de répondre aux vrais enjeux avec, cette impression que les citoyens ont des politiques qui passent à côté d’eux en étant autour et aux alentours de l’important, et qui ne servent au fond que leur égo. Refuser l’immédiateté, c’est aussi accepter que la notion de temps n’est pas la même et que la distance permet de voir plus loin, de manière plus juste.

Pour cela, je choisis une méthode et je m’attèle aux vraies priorités politiques.

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L’éloge de la lenteur et de la pensée lente : incontournable pour en revenir à l’essentiel

Faire l’expérience de la souffrance invalidante, c’est passer de l’autre côté du miroir et voir le monde autrement. Et d’abord la politique. Mes convictions, ma passion, mon engagement restent intacts. Comment pourrait-il en aller autrement. On ne se refait pas.
Mais je dois désormais compter avec mes limites. Le temps de l’activisme tous azimuts est derrière moi. Celui de l’action ciblée sur l’essentiel est devant moi.

Or, c’est justement d’essentiel que la politique à besoin. Voilà que mes contraintes physiques m’obligent à jouer en politique un autre rôle, celui justement dont la Politique manque cruellement et que nous devons combler.

C’est quoi l’essentiel aujourd’hui ? C’est le décrochage du politique par rapport aux grands enjeux de notre temps, ce qui mine sa crédibilité et, plus grave encore, sa légitimité. Car la mission de maîtriser le changement, tantôt d’y résister, tantôt de l’accompagner, voire de le susciter, reste centrale pour la survie des valeurs qui font l’humanité de nos sociétés. C’est là, la responsabilité du politique qui est l’instance ultime de gouvernance d’une société démocratique. Mais il lui faut être à la hauteur. Penser plus loin, plus large, plus haut surtout, en imposant l’éthique comme norme catégorique dans nos sociétés.

Nous sommes en train de vivre dans toutes les strates de nos sociétés des transitions majeures dans les thèmes aussi fondamentaux que les modèles économiques traversés par les révolutions du numérique, de la mondialisation, de l’IA, des changements climatiques, les modèles sociaux de redistribution des richesses et de l’émergence des nouvelles inégalités criantes qui expliquent aussi les montées des populismes et autres révoltes (gilets jaunes etc. ), la définition des nouvelles identités liées à la diversité et à la mobilité croissante de nos sociétés, les révolutions des modèles familiaux, du genre, de la parentalité et de la procréation.

Le temps m’est maintenant différent, je veux, au travers de mon engagement politique apporter autre chose que de l’immédiateté, qui mine la cohésion car elle est souvent dans les antagonismes avec un recul de compréhension et de pédagogie nécessaire aux citoyens et au final son désintérêt croissant pour la chose publique qui lui semble plus être plus une pièce de théâtre où les protagonistes s’étripent au gré de tweets, de phrases assassines qu’un véritable débat de fond qui lui permette de se faire une juste idée des enjeux sous-jacents au problème. Cette immédiateté doit aussi nous interroger collectivement sur le climat de populisme que nous créons en étant incapables de répondre aux vrais enjeux avec, cette impression que les citoyens ont des politiques qui passent à côté d’eux en étant autour et aux alentours de l’important, et qui ne servent au fond que leur égo. Refuser l’immédiateté, c’est aussi accepter que la notion de temps n’est pas la même et que la distance permet de voir plus loin, de manière plus juste.

Pour cela, je choisis une méthode et je m’attèle aux vraies priorités politiques.

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