Aujourd’hui la politique apparaît évincée et marginalisée par le marché et par le progrès technique.L’Europe elle-même qui devrait être notre outil et notre bouclier, nous échappe par sa complexité et par les jeux croisés des technocrates, des lobbys et des diplomates.

Mais paradoxalement la politique n’a jamais été plus nécessaire. Car ces bouleversements à la marche du monde appellent des réformes profondes. Et qui peut les entreprendre et les mener à bien sinon les politiques? C’est un chantier immense qui s’articule sur plusieurs niveaux : la commune, la région, le fédéral, l’Europe et, à travers celle-ci l’ordre mondial à reconstruire après le séisme de la globalisation toujours plus porteuse d’inégalités sociales.

Nos institutions démocratiques appellent une participation plus active du citoyen ; nos systèmes d’éducation sont mis au défi de l’immigration et du numérique qui touchent aussi la protection sociale,  nos régimes de retraite et de nos politiques de santé, tandis que notre urbanisme est confronté au double défi de la mobilité et à la sécurité. La décarbonisation de nos économies, le vieillissement de nos sociétés, la menace que le consumérisme et le cosmopolitisme constituent pour la culture doivent être anticipées et gérées.

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