Étiquette : défis

A tout problème, une seule et unique solution : la mienne.

Une brève et simple opinion de Jacques Attali qui met le doigt au cœur même de nos propres contradictions et qui met en évidence les certitudes dans lesquelles nous sommes enfermés. La complexité appelle de la nuance et si nous restons enfermés dans nos certitudes, sans dialoguer et tenter de comprendre ce que les autres tentent de nous expliquer, nous en sommes réduits à des slogans, qui eux, sont porteurs de populisme et d’extrémisme. 

A tout problème, une seule et unique solution : la mienne.
Jacques Attali, publié le 06/01/2019 à 08:30 sur L’express en ligne

Dans tous les pays, dans tous les milieux, chacun discute de mille problèmes : le climat, le chômage, le terrorisme, les injustices, la santé, l’éducation, les retraites, la culture, l’identité nationale.

Par ailleurs, dans tous les pays, dans tous les milieux, chacun a le sentiment qu’une réforme majeure est absolument fondamentale : renverser le gouvernement, reformer les institutions, autoriser les référendums d’initiative citoyenne, réduire les impôts, augmenter les dépenses publiques, réduire l’immigration ou à l’inverse accueillir plus d’étrangers.

Dans ce monde complexe, il est tentant de choisir, pour tout problème, une solution simple. Et même, plutôt, de profiter d’un problème, quel qu’il soit, pour proposer sa propre obsession comme une solution.

Lire la suite

Des experts préfacent 2019: «Le discours de Francken crée des fractures qui seront très difficiles à réparer»

Pour débuter cette nouvelle année, un réflexion intelligente sur la politique migratoire et les fractures que des campagnes de communication peuvent créer entre les citoyens. On peut ou pas partager ces réflexions mais on ne peut rester indifférents aux arguments objectifs développés au travers de cette interview qui permet de poser un contexte un peu plus objectif à ce débat qui est souvent traité de manière réductrice.

Des experts préfacent 2019: «Le discours de Francken crée des fractures qui seront très difficiles à réparer»

Mis en ligne le 2/01/2019 à 09:45 www.lesoir.be
Par Lorraine Kihl Experts 2019

Les sociétés européennes doivent créer et organiser des voies d’accès légales au territoire, seul moyen de maîtriser les flux les flux et d’assurer la sécurité des personnes, tant pour les réfugiés que les migrants économiques, estime Sylvie Sarolea (UCL).

Le bras de fer initié par la N-VA sur le pacte de Marrakech aura achevé une législature déjà marquée par une relation tendue entre le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration et la magistrature : refus d’obtempérer à une décision de justice (affaire des visas humanitaires), stigmatisation des « juges activistes », lutte contre les abus des avocats défendant les migrants. Sylvie Sarolea, professeur à l’UCL, décrypte ce que ces tensions traduisent du rapport du politique aux droits de l’homme et évoque les défis à venir en matière migratoire.

Vous avez été surprise par les réactions sur le pacte migratoire ?
Le timing était surprenant, en tout cas du point de vue du droit, je ne peux pas me prononcer sur la stratégie politique. La Belgique a négocié ce pacte pendant deux ans, a présenté des amendements qui ont été suivis. Remettre en question le principe même d’un pacte et certains éléments de son contenu au moment de la célébration du pacte, ce n’est pas cohérent, ni sérieux. Il y a une forme d’escroquerie intellectuelle vis-à-vis de la population en donnant l’impression que c’est au moment où on acte le pacte, que l’on découvre son contenu. Une manipulation de l’opinion qui est dangereuse. Quant au contenu, c’est très étonnant car je ne vois pas ce qui dérange les nationalistes souverainistes. Ce pacte est un instrument de coopération internationale qui rappelle des grands principes qui lient déjà la Belgique. Il n’y a rien de neuf sur le plan du droit. Rien de révolutionnaire sur le fond. Ce qui est neuf c’est d’inciter solennellement les Etats à coopérer en matière de migration. Négocier, exprimer un point de vue, c’est une manière d’exprimer sa souveraineté. L’Union européenne et ses Etats collaborent déjà beaucoup plus avec les pays tiers depuis trois ans, notamment les pays de transit, pas encore ceux d’origine. Theo Francken a d’ailleurs passé son temps à essayer de convaincre la Tunisie d’accueillir des migrants. Mais il refuse un cadre pour le faire. Je ne vois pas ce qui justifie que des Etats rejettent soudainement ce pacte, sauf à dire qu’ils veulent une coopération déséquilibrée, inéquitable, en dehors d’un cadre.

Lire la suite

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén